Transmission des savoirs

Quelques ressources…

Les catégories/thèmes ne s’excluent pas mutuellement et servent uniquement à donner une idée du propos principal de l’intervention. Chaque intervenantE s’exprime à titre personnel, et si leurs trajectoires et propos ne se rejoignent pas tous, iels nous proposent des pistes de réflexion que je trouve pertinentes et qui méritent d’être approfondies.

J’ai choisi de favoriser les prises de parole de personnes minorisées (en l’occurence femmes racisées) au maximum, il se trouve que concernant certains sujets, il reste difficile de trouver du contenu francophone de ce genre. Enfin… pour le moment.

Bon visionnage et bonnes lectures.

Pour commencer…

Maboula Soumahoro est docteure en civilisations du monde anglophone  et maître de conférences au sein du département d’anglais de l’université François-Rabelais à Tours. Elle est spécialiste en études états-uniennes, afro-américaines et de la diaspora noire/africaine.  En 2012, Maboula Soumahoro est devenue co-fondatrice et co-organisatrice du festival Black History Month/Africana, une célébration de l’histoire et des cultures des mondes noirs. En 2013, elle a été nommée membre du Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (CNPMHE).

Puis

Pour en finir avec le mot racialisateur

Sur la difficulté de la gauche à prendre en compte la question raciale dans la lutte anticapitaliste.

« La question raciale reste une question irréductible, toute tentative de la diluer a été un échec, y compris avec l’antifascisme, qui semble constituer surtout un avatar de la réponse sociale- démocrate : dissoudre la spécificité des oppressions dans un fourre- tout qui permet leur mise sous tutelle par les groupes dominants.
Mais cette question revient sans cesse : au sein du prolétariat issu de l’immigration colonial c’est toujours de racisme dont on parle. Pas de fascisme : de racisme.
Ni le moralisme anarchiste, ni le marxisme orthodoxe, ni l’universalisme social- démocrate, ni l’antifascisme qui est son avatar jeune et gauchiste, ne sont parvenus à étouffer l’irréductibilité de la question raciale.
Ca ne veut pas dire que la question raciale existe hors de l’horizon du capitalisme, ça signifie simplement que son intrication avec le capitalisme est une intrication spécifique : elle doit d’abord être démêlée, décortiquée, analysée en elle-même.
Il serait peut- être temps d’accepter enfin de politiser cette lutte dans sa spécificité parce qu’on ne comblera pas le fossé entre la gauche et le prolétariat colonial en niant l’existence de ce fossé, on ne fera que continuer de le creuser. »

Ça se complique et ça s’explique:

Pour aller plus loin:

https://latoiledalma.wordpress.com/category/deconstruction/

https://latoiledalma.wordpress.com/2015/03/02/laissez-les-marabouts-tranquilles/

https://latoiledalma.wordpress.com/2017/05/11/osons-causer-de-la-negrophobie-ordinaire-de-gauche/

 

Féminisme décolonial et Intersectionnalité

« Est-ce que les femmes (post)colonisées ont VRAIMENT besoin de ça? C’est pas un peu exagéré?

Pour finir en beauté, une playlist assez complète et variée qui laisse comprendre qu’on peut avoir différents courants qui vont dans la même direction /

Décolonialité

Aminata Traoré est une femme politique et écrivaine malienne connue pour ses réflexions et dénonciation de la création et l’entretien de la misère dans les Suds par l’intermédiaire d’organisations comme l’Organisation Mondiale du Commerce et le Fonds Monétaire International.

Cheikh Anta Diop sur la reconstitution scientifique du passéé de l’Afrique et la restauration des savoirs historiques

Françoise Vergès est une politologue réunionnaise qui s’est penchée (entre autres) sur la fabrique de la blanchité, la représentation des descendantEs de l’immigration postcoloniale dans la culture et la proposition d’une méthodologie décoloniale.

Conférence gesticulée sur la machine néocoloniale que représentent les investissements des ONG (Organisation Non Gouvernementales) occidentales dans les territoires africains.

Féminismes 

Afroféminisme: histoire, fondements et luttes par Agnès Berthelot-Raffart

La sociologue et anthropologue Nacira Guénif-Souilamas (Paris8) se penche  ici sur le rôle réservée aux femmes des quartiers populaires issues de l’immigration postcoloniale dans le combat féministe hégémonique. Elle travaille sur des questions aussi variées que le genre et l’ethnicité, l’immigration et l’intégration, les assignations identitaires, les discrimination et le racisme.

Un reportage, diffusé sur France 2, montrant des femmes accueillies très froidement dans des cafés des banlieues parisiennes ou lyonnaises, a vite pris un virage nauséabond, à la mode burkini. L’inégalité entre les femmes et les hommes dans l’espace public est cependant loin d’être l’apanage de certains quartiers populaires, d’une culture ou d’une religion.
Débat animé par Mathilde Goanec et Faïza Zerouala, avec Chris Blache et Isabelle Clair.

Travail

Quelques réflexions sur le travail comme structure de contrôle, d’empêcher de (re)penser ensemble nos vies et une société émancipée de l’exploitation par les puissantEs.

Partage des richesses

« La violence des riches » par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon – 2013

Cette vidéo est un entretien organisé par la FGTB wallonne avec les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon à propos de leur livre « La violence des riches ».

Assistanat : un mythe qui ronge la solidarité

La chercheuse interviewée fait mention d’un seuil de richesse à 3000€, rappelant que les personnes gagnent plus que 90% du reste de la population française et devraient comprendre le besoin de solidarité au lieu de se plaindre des impôts, mais ne mentionne pas ceux gagnant plus de 99% de la population et qui pratiquent allègrement l’évasion fiscale…

Education

Le généticien, philosophe et humaniste Albert Jacquard sur l’impérative révolution dans l’éducation.

Toute compétition est un suicide.

 

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